Qui sommes nous ?

Notre mouvement a pour objectif une société débarrassée de toute discrimination ou exploitation, que cette discrimination soit de classe sociale, de couleur de peau, de sexe, et aussi entre notre espèce humaine et les autres espèces vivantes, enfin dans notre relation à la Nature également.


Nous avons la conviction que toutes ces discriminations ont leur origine dans la société divisée en classes, à notre époque la société capitaliste, et qu'elles disparaîtront seulement avec elle.

Nous revendiquons notre proximité avec le mouvement Trotskyste de Lutte Ouvrière que nous considérons être le seul depuis la seconde guerre mondiale qui a su défendre les intérêts politiques du prolétariat et le point de vue communiste alors que d'autres s'égaraient dans des politiques opportunistes de soutien à des mouvements nationalistes (de libération nationale par l'union des classes), sociaux-démocrates ou staliniens.

Nous sommes différents en ce que nous pensons que le mouvement communiste révolutionnaire doit prendre en considération l'intérêt à vivre des autres espèces animales. En cela nous sommes opposés au Spécisme qui justifie que notre espèce humaine puisse s'arroger le droit de tuer, emprisonner, torturer d'autres espèces animales dans le but de gagner de l'argent ou à des fins alimentaires.

En effet nous savons depuis au moins un demi-siècle en Europe (des siècles en Asie) de manière empirique et scientifique qu'il ne nous est pas nécessaire de manger de la viande ou des produits d'origine animale pour être en bonne santé, au contraire.

Par ailleurs les progrès de l'éthologie et de la connaissance des Animaux non Humains nous ont amenés à découvrir de plus en plus clairement leur capacité à penser, à avoir des émotions, à souffrir et à vouloir vivre. Nous disons que ce sont des êtres sentients et qu'ils doivent avoir le droit fondamental de vivre selon leurs besoins biologiques.

Nous prônons le véganisme comme forme de vie entièrement respectueuse à l 'égard de nos cousins animaux.

Comme trotskystes et communistes révolutionnaires nous avons la conviction que cette société ne peut pas être réformée sans mettre en cause la propriété capitaliste et que toutes les élections n’amènent que des gestionnaires du système formés et sélectionnés par lui malgré l’illusion du vote. Sans une révolution prolétarienne mondiale, sans appropriation collective des moyens de production, sans abolition du marché et sans planification, nous ne pourrons pas construire une société qui respecte l’Humanité, ni la Nature ni les Animaux non Humains en accordant à ceux-ci des droits fondamentaux et universels.

Toutefois nous ne pouvons pas nous contenter de dire qu’une fois la révolution socialiste accomplie tous ces problèmes seront résolus mécaniquement. D’autant plus que nos camarades trotskystes sont aux mieux discrets sur ces thématiques au pire en accord avec l’idéologie dominante spéciste et anti-écologiste.

Rappelons que lors des élections présidentielles, LO n’a pas condamné une activité de loisir criminelle comme la chasse de loisir (sauf la chasse à courre seulement à cause de son origine aristocratique). Ni même l’expérimentation animale, l’abattage des vaches gestantes, ou toute autre atrocité pratiquée dans l’élevage industriel (voir le questionnaire de l’association L214 adressé aux candidats, note 7/20 pour LO).

Sur le plan de l’Ecologie, la conscience et l’objectif de respecter la Nature sont rarement évoqués.

L’agriculture industrielle à base de pesticides et Ogm, que nous estimons criminelle, inefficace et mortifère est considérée pourtant comme un progrès et reste la ligne d’horizon pour nos camarades alors même qu’elle est de plus en plus remise en cause par des exploitants agricoles eux-mêmes.

De même l’industrie nucléaire qui n’est pas dénoncée en soi mais seulement par sa gestion capitaliste. Et les risques causés par le nucléaire pour des milliers d’années seraient acceptables selon Nathalie Arthaud ! Pour quelle raison et de quel droit ?

Ne doit-on pas gérer la Société, comme l’écrivait Marx, en usufruitiers et en bons pères de famille afin de transmettre aux générations futures un bien amélioré.

Pour nous, les animaux humains, comme les animaux non humains, et tous les écosystèmes de la planète sont importants et essentiels : les forêts, les sols, les mers, les rivières, l’air, les marais, la faune sauvage ...

Vivre dans un environnement sain, varié et beau est aussi un droit comme celui ne pas être exploité et aliéné dans son travail.

Nous sommes bien plus fascinés par la complexité du vivant, son ingéniosité, sa beauté, par la biodiversité, par nos cousins animaux que l’on connaît à peine, par la présence des loups et des ours dans nos montagnes, par la beauté de notre planète que par le dernier modèle de voiture, d’ordinateur, de téléphone mobile, la vitesse du dernier TGV, la taille du dernier avion et le lancement de la dernière fusée ou pire la construction funeste et criminelle d’une nouvelle autoroute à travers un paysage.

Ce qui nous intéresse c’est la fin de l’exploitation et de la souffrance, la fin des guerres et du militarisme, c’est de produire en coopérant, en responsabilité, respect et précaution à l’égard de la Société et de la Nature, pour nos besoins essentiels et non ceux de la bourgeoisie avide de marchandises et de profits.

Marx disait que la tradition de toutes les générations mortes pèse d’un poids très lourd sur le cerveau des vivants. Et il n’y a pas si longtemps il semblait normal pour la société de rendre en esclavage ou de coloniser d’autres hommes et femmes car ils étaient jugés différents et inférieurs ce qui justifiait leur oppression. C’est la même chose pour les animaux non humains.

Ne soyez pas sourds aux hurlements de terreur, à la souffrance de milliards d’êtres vivants qui veulent vivre comme nous, et que nous torturons et massacrons indéfiniment, dans un éternel Treblinka disait l’écrivain Isaac Bashevis Singer.

Qu’est-ce qu’être communiste si ce n’est d’être toujours du côté des opprimés, des sans défenses, des victimes ? Si ce n’est d’être à l’avant-garde des idées, des connaissances et de la moralité, alors que hélas sur le plan de nos rapports avec nos cousins animaux, LO est plus proche des considérations et préjugés du passé, de la Bible à Descartes, que de la Science.

Comme communistes révolutionnaires aujourd’hui nous nous révoltons contre la discrimination spéciste liée à l’exploitation sans limites de ces êtres sensibles dans tous les domaines de l’économie capitaliste : élevage, loisirs, médecine, pharmacie, recherche, cosmétique, vêtements, chimie, pesticides, produits d’entretien, des milliards d’animaux sacrifiés sans fin pour rien d’autre que les profits !

Nous refusons l’agonie d’un être vivant, d’un frère écrivait rosa Luxembourg de sa prison il y a 100 ans, que chacun a dans son assiette en mangeant de la viande.

Et nous mettons en avant l’immense crise écologique, climatique, d’extinction des espèces causée par l’incurie capitaliste et que la révolution socialiste devra combattre par un rapport nouveau et respectueux à l’égard de la Nature : révolution agroécologique, agriculture urbaine, limitation drastique de la voiture et de l’avion, priorité absolue à la recherche sur des énergies renouvelables et non polluantes, dénucléarisation, habitats humains écologiques, rétablissements d’espaces pour la faune et la flore, replantation massive des forêts sur la planète, dépollution des sols et des océans, débat sur la fin de l’exploitation animale.

Ce programme, les trotskystes doivent le défendre aujourd’hui avec force autant que la défense des droits des travailleurs. L’écologie est beaucoup trop sérieuse, essentielle, pour la laisser dans les mains des politiciens de la petite bourgeoisie qui s’en servent pour leur carrière.

Tolstoï disait que tant qu’il y aura des abattoirs il y aura des champs de bataille. Luttons pour qu’il n’y ait ni l’un ni l’autre dans la société socialiste car nous ne pourrons pas être vraiment libres si notre espèce seule continue d’exploiter et de détruire les millions d’autres espèces qui partagent avec nous cette planète.

Vive la révolution prolétarienne mondiale, vive le communisme qui considère l’ensemble du monde vivant. Nous n’avons qu’une patrie la Terre !

mars 2019